Alzeihmer : aider ou être aidé

hands-578917_1280La maladie d’Alzheimer ou toute autre maladie apparentée va affecter de manière importante la vie de la personne atteinte mais aussi son entourage familial.

L’impact sur la vie quotidienne

On se retrouve un peu, malgré soi, engagé dans une relation d’aide qui obligatoirement modifie la nature et souvent la qualité de la relation établie au préalable avec le malade.

Comprendre pour mieux accompagner

Afin d’accompagner au jour le jour une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, il est nécessaire de mieux la comprendre.

Les réactions du malade, ses expressions, son comportement évoluent avec la maladie et en tant qu’aidant, on peut rapidement être déstabilisé par ces changements et démuni quant à l’attitude à adopter.

En disposant des informations et des outils pour comprendre la personne malade, l’aidant peut mieux adapter l’environnement à ses besoins et trouver les moyens d’aménager la relation pour maintenir le lien.

Un manque de connaissance et de compréhension risque de perpétuer des situations de mise en échec qui, fréquemment, entraînent des réactions d’agressivité ou de repli sur soi de la part de la personne malade.

Savoir prendre du répit

Accompagner chez soi un proche atteint de la maladie d’Alzheimer est une tâche lourde qui peut conduire l’aidant principal à une situation d’épuisement physique et psychologique préjudiciable à terme pour sa santé. Savoir prendre du répit est une des conditions essentielles pour éviter dans la durée une situation d’épuisement.

Maintenir une vie sociale

Par manque de temps, par peur du comportement de la personne malade,  par honte du regard des autres, l’aidant peut rapidement réduire sa vie relationnelle et se désocialiser progressivement.

Une relation d’exclusivité risque alors de s’installer entre l’aidant et l’aidé, une sorte d’enfermement à deux, où l’on considère que son proche malade doit être surprotégé et l’existence de l’aidant se réduit petit à petit aux soins exclusifs de la personne malade.

Maintenir une vie sociale, c’est éviter que le couple aidant-aidé se replie sur lui-même.

Accepter d’être aidé

L’accompagnement au quotidien d’un proche malade est lourd de conséquences. Afin d’éviter l’épuisement physique et psychologique, l’aidant doit pouvoir repérer les ressources extérieures existantes dans son environnement et identifier les réponses pouvant être apportées aux besoins de la personne malade.

Ces relais sont à trouver dans l’environnement familial, amical et de voisinage, mais également auprès des professionnels du soin, de l’aide à domicile et aussi des structures hôpital de jour et accueil de jour.

Prenez soin de vous

  • Personne n’est invincible : respectez vos limites. Si vous sentez que vous avez à votre tour besoin d’aide, n’hésitez pas à en réclamer à des membres de votre entourage ou à des professionnels de la santé.  Prenez des moments de repos et réservez-vous des temps libres pour vous évader et vous amuser. Vous reviendrez alors en force pour continuer votre travail d’aidant.
  • Apprenez à mieux gérer le stress. Envisagez de vous adonner à des techniques de relaxation, comme la méditation ou des exercices de respiration.
  • Apprenez à déléguer. Si vous voulez tout faire vous-même à la perfection, vous vous épuiserez. Ne soyez pas gêné de demander de l’aide, par exemple pour les tâches ménagères.